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Démocratie, solidarité, émancipation, autant de valeurs que la CFDT souhaite faire partager à ses 808 000 adhérents.

Un syndicalisme confédéré
Être confédéré, c’est inscrire sa spécificité professionnelle dans des solidarités sociales plus larges. C’est pourquoi la confédération réunit 1321 syndicats qui ont choisi de participer par souci d’efficacité et de solidarité à un ensemble plus vaste, à couverture nationale et interprofessionnelle.


Un syndicalisme d’adhérents
Avec 808 000 adhérents fin 2007,
la CFDT est la première organisation syndicale française. Elle est  solidement implantée dans tous les secteurs d’activité, y compris dans les petites et moyennes entreprises. La CFDT s’est donc fixé comme objectif de développer un syndicalisme d’adhérents nombreux et bien organisés, condition essentielle pour défendre les intérêts individuels et collectifs des salariés. Développer un syndicalisme d’adhérents, c’est gagner en représentativité et donc en légitimité démocratique auprès de tous les salariés. C’est aussi se donner les moyens de son autonomie car ce sont les adhérents qui, par leurs cotisations, assurent à la CFDT son indépendance financière. 

Un syndicalisme démocratique
Le choix d’un syndicalisme d’adhérents implique une démocratie interne vigoureuse et bien organisée. On ne peut prétendre en effet représenter l’ensemble des salariés dans leur diversité sans accepter le débat, la confrontation des points de vue et des intérêts et la nécessité d’arbitrer entre les priorités revendicatives.
La CFDT a toujours attaché une importance primordiale à la démocratie : démocratie qui s’exprime dans le fonctionnement interne de la confédération en assurant une large participation de ses adhérents aux décisions ; attachement également à la démocratie dans l’entreprise qui doit donner aux salariés la possibilité de s’exprimer et de participer à l’amélioration de leurs droits.


Un syndicalisme pour la solidarité
Notre syndicalisme est soucieux d’une plus grande solidarité envers les catégories sociales, les régions et peuples les plus défavorisés.
Solidarité nationale lorsque
la CFDT plaide pour une politique active d’insertion des jeunes en entreprise et d’adaptation des conditions d’emploi des seniors. Refus des inégalités lorsqu’elle lutte contre l’exclusion sous toutes ses formes ou la marginalisation, lorsqu’elle lutte pour l’égalité des chances à l’école, pour l’égalité entre hommes et femmes ou lorsqu’elle combat les discriminations. Solidarité internationale lorsque la CFDT apporte son soutien au syndicat Solidarnosc lors des évènements en Pologne ou au peuple chilien pendant la dictature de Pinochet ou plus récemment lorsqu’elle défend les libertés syndicales en Chine.


Un syndicalisme d'émancipation
Il promeut l’émancipation individuelle et collective et lutte pour les droits essentiels de l’Homme. Ce respect de la dignité et de la liberté des individus s’impose dans l’entreprise comme au sein de la société. Sur le lieu de travail, l’action syndicale ne se limite pas à la seule défense des salaires mais englobe aussi la lutte pour de meilleures conditions de travail, des conventions collectives, la réduction du temps de travail, le droit à l’expression pour les salariés, leur promotion par une meilleure formation. Dans la société, tout individu doit pouvoir arriver à des postes de responsabilité, développer sa personnalité en assurant la satisfaction de ses besoins matériels et intellectuels par l’accès à la culture. Ce besoin d’émancipation concerne aussi les femmes que
la CFDT a soutenues dans leur lutte pour le droit à la contraception et à l’avortement et soutient encore dans leurs revendications actuelles pour une plus grande égalité avec les hommes.


Un syndicalisme indépendant
La CFDT estime nécessaire de distinguer ses responsabilités de celles des groupements politiques et son indépendance à l’égard de l’État, des partis, de l’Église. Cette autonomie se manifeste aujourd’hui par la volonté d’indépendance face aux partis et aux pouvoirs publics et par la recherche de moyens pour impulser ou infléchir les décisions gouvernementales. Quant à l’autonomie vis-à-vis du religieux, l’évolution s’est effectuée progressivement et a abouti, lors du Congrès de 1964, à la déconfessionnalisation, concrétisée par la transformation de CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) en CFDT (Confédération française démocratique du travail).

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